Canalblog Tous les blogs Top blogs Jeux & Jeux Vidéo Tous les blogs Jeux & Jeux Vidéo
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Virtual console
Publicité
Newsletter
Virtual console
Virtual console
Archives
15 janvier 2010

Historique de la Super Nes (1991-2000) suite

Sur le papier, c'est loin d'être évident. Même si les graphismes en 256x224 et 256 couleurs (sur 32768) font très bonne figure, ainsi que le son stéréo sur 8 canaux et les effets graphiques de zoom et rotation, le microprocesseur ne manque pas de choquer les analystes (comme dirait Jean-Pierre Gaillard). Il s'agit d'un 16-bits 65c816 cadencé à 3.6 Mhz, soit deux fois moins que celui de la Megadrive, alors que la puissance processeur est déjà devenue une valeur marketing indispensable. Ce handicap, la Super Nintendo le portera pendant toute sa carrière, obligeant les développeurs à rivaliser d'ingéniosité. Certes, le processeur de la SNES est épaulé par plusieurs co-processeurs, et au bout du compte il est possible de développer sur la machine des jeux à la fois rapides et très spectaculaires dans leurs graphismes, mais cela n'a pas empêché les développeurs de se plaindre. D'autre part la SNES, console résolument conçue pour les jeux en 2d a été confrontée dans la dernière partie de son parcours commercial à l'avènement du jeu 3d, qui s'est chargé de lui donner des allures de produit technologiquement dépassé. Elle est ainsi restée pendant plus de deux ans la seule réponse de Nintendo à la Playstation.

Revenons à ses débuts : Novembre 91, la console sort au Japon, et comme à l'habitude, le public arrive en masse, malgré le prix élevé de la machine (32.000 yens) et le fait qu'elle soit livrée sans jeux. Mais en son pays, Nintendo est plus qu'un prophète : une figure quasiment divine. La Super Famicom utilise le support cartouche pour ses jeux, et à l'époque personne ne pense encore à remettre en question la chose. Elle est équipée comme la NES de deux joypads à 8 boutons, et les deux jeux disponibles dès le premier jour sont Super Mario World, une valeur sûre, et F-Zero, excellent jeu qui met en valeur les effets graphiques le plus étonnants dont la SNES est capable. Les premières rumeurs qui circulent dans nos contrées sont plutôt négatives. La Super Famicom est décevante, les jeux sont les mêmes que ceux de la NES un peu relookés, et ne sauraient faire oublier les titres sortis sur micro puis adaptés sur Megadrive... De plus, et notamment dans le cas de Gradius 3 de Konami, on parle de ralentissements observés dans certains jeux durant les phases d'actions les plus mouvementées, phénomène plutôt nouveau pour une console.

Début 92, on trouve la Super Famicom en Europe, en import du Japon, sans l'accord de Nintendo. Elle est vendue à un prix exorbitant, près de 4000frs, ce qui ne va pas jouer en sa faveur. C'est du reste la dernière fois que Nintendo se fera piéger par ce type de commercialisation. En Août, la console est lancée aux USA sous le nom de Super NES. Surprise, la console a, dans sa version Américaine, un look complètement différent, plus agressif que la version Japonaise. Peu avant, en Avril 1992, la console est apparue officiellement en Europe, non pas avec le "look" américain comme certaines rumeurs ont prétendu, mais simplement son appellation européenne (Super Nintendo) apposée sur le boîtier japonais. Son prix officiel est beaucoup plus intéressant que celui des premiers imports, environ 1800f. Les trois versions de la console utilisent des cartouches différentes qui diffèrent sur leur forme où leur électronique (US et Euro diffèrent sur l'électronique, et Japon et US sur la forme). Heureusement, plusieurs modèles d'adaptateurs sont commercialisés, mais cette régionalisation se fera sentir lourdement sur les catalogues de titres importés officiellement ou non.

sfamicom

Publicité
Commentaires
Publicité
Derniers commentaires
Publicité
Publicité